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Oeuvres illustrées

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Bibliographic data

Full text: Oeuvres illustrées

Periodical

Persistent identifier:
026397595
Title:
Allgemeine Schulzeitung
Document type:
Periodical
Place of publication:
Darmstadt
Language:
German
Collection:
Pädagogische Zeitschriften
ZDB-Nummer:
2159249-4
Access restriction:
Siehe Bände

Periodical volume

Persistent identifier:
026397595_0021
Title:
Allgemeine Schulzeitung - 21.1844
Shelfmark:
AD 3444 ; 02 A 1337
Document type:
Periodical volume
Publication year:
1844
Collection:
Pädagogische Zeitschriften
Access restriction:
Open Access

Periodical issue

Title:
Heft 183
Document type:
Periodical
Structure type:
Periodical issue
Collection:
Pädagogische Zeitschriften
Access restriction:
Open Access

Article

Title:
Ein Opponent
Author:
H., D.
Document type:
Periodical
Structure type:
Article
Language:
German
Collection:
Pädagogische Zeitschriften
Link zum Katalog:
BBF0618913
Access restriction:
Open Access

Contents

Table of contents

  • Oeuvres illustrées
  • Board
  • Endpaper
  • Title page
  • Nouvelle Héloise
  • Confessions
  • Émile
  • Endpaper
  • Board
  • CalibrationTarget

Full text

 
 
nend udutnkt nen 
 
4 
5 
LA NOUVELLE HELOISE; 55 
 
ments incompatibles, et benis le ciel, trop avengle amante ou fille trop 
eraintive, d'un bonheur qui n'etait regerve qu'a toi. 
Je voulais eviter a ton triste emur le detail de ce depart si eruel et Si 
n6cesgaire. Tu Vas voulu, je T'ai prömis ; je tiendrai parole avec cette 
meme ſranchise qui nous est commune, et qui ne mit jamais aucun avan- 
tage en balance avec 1a bonne foi. Lis done, chere et deplorable amie, 
lis, puisqu'il le faut ; mais prends courage, et tiens*toi ferme. 
Toutes les mesures que j'avais prises et dont je te rendis compte 
hier ont 616 Suivies de point en point. En rentrant chez moi, j'y trouvai 
M. d'Orbe et milord Edouard. Je commencai par declarer au dernier ce 
que nous Savions de 80n heroique gen6rosite, et Jui Lemoignai combien 
nous en elions toutes deux penetrees. EnsSuite je leur exposai les puissan- 
tes rais0ns que Nous avions d'eloigne? promptement ton ami et les dif- 
fieultes que je prevoyais a y resoudre. Milord Sentit parfaitement tout 
cela, et montra beaucoup de douleur de Veffet qu'avait produit Son zele 
inconsidere. 11s convinrent qu'il etail important de precipiter le depart 
de Son ami,et de SaiSir un moment de consentement pour prevenir de 
nouvelles irresolutions, et 'arracher au continuel danger du Sejour. Je 
voulais charger M. d'Orbe de faire 4 S0n insu lespreparatifs convenables; 
mais milord, regardant cette affaire comme 1a Sienne, vouluten prendre 
le S0in. 11 me promit que 8a cehaise Serait prete ce matin 4 onze heures, 
ajoutant qu'lVaccompagnerait aussi loin qu'il Serait necessaire, et pro- 
posa de V'emmener d'abord Sous un autre pretexte, pour le determiner 
plus 4 loisir. Cet expedient ne me parut pas assez ſrane pour nous et 
pour notre ami, et jene voulus pas non plus Vexposer loin de nous au 
premier effet d'un desespoir qui pouvait plus aisement echapper aux 
yeux de milord qu'auxg miens. Je n'acceptais pas, par Ja meme raison, 
Ja proposition qu'il fit de Jui parler Ilui-meme et d'obtenir Son consente= 
ment. Je prevoyais que celte negociation Serait delicate, et je n'en vou- 
Jus charger que moi Seule ; car je connais plus Sürement les endroits 
Sensibles de Son coeur, et je Sais qu'il regne lLoujours entre hommes une 
SECHeresse qu'une femme Sait mieux adoueir. Cependant je congus que 
les Soins de milord ne nous Seraient pas inutiles pour preparer les cho- 
Ses. Je vis tout Yeſfet que pouvaient produire Sur un eur vertueux les 
discours d'un homme Sensible qui eroit n'etre qu'un philosophe, et 
quelle-chaleur la voix d'un ami pouvait donner aux raisounements d'un 
Sage. 
V'engageai done milord Edouard 4 passer avec lui 1a Soiree, et, Sans 
rien dire qui eüt un rapport direct a Sa Situation, de disposger insensi- 
blement s6n äme a 1a fermete Stoique. Vous, qui Savez Si bien votre 
Epictete, Iui dis-je, voici le cas ou jamais de employer utilement. Dis- 
linguez avec Soin les biens apparents des biens reels, ceux qui Sont en 
nous de ceux qui 8ont hors de nous. Dans un moment oü Vepreuve se 
prepare au deliors, prouvez-lui qu'on ne recoit jamais de mal que de 
Soi-meme, et que le Sage, se portant partout avec lui, porte aussi par- 
tout 8on'“bonheur. Je compris ä 8a reponse que cette legere ironie, qui 
ne pouvait le facher, SuffiSait pour exeiter Son zele, et qu'il comptait 
fort n'envoyer le lendemain ton ami bien prepare. C'etait tout ce que 
j'avais pretendu ; car, quoique au fond je ne fasse pas grand cas, non 
plus que toi, de toute cette philogophie parliere, je Suis perSuvadee qu'un 
honnete homme a toujours quelque Honte de changer de maxime du 
Soir au matin, et de Se dedire en 80n eur, des le lendemain, de tout 
ce que Sa raison lui dictait la veille. 
M. d'Orbe voulait etre aussi de 1a partie, et passer la Soirge avec 
eux, mais je le priai de wen rien faire 5 il n'aurait fait que S'ennuyer,'ou 
gener Ventretien. L'intere&t que je prends 3 Iui ne m'empeche pas de 
voir qu'il n'est point du vol des deus autres. Ce penser mäle des ämes 
fortes, qui leur donne un idiome si particulier, est une langue dont il 
n'a pas la grammaire. En les quittant, je Songeai au punch ; et, craignant 
les conſidences anticipees, j'en glissai un mot en riant a milord. Rassu- 
rez-Vous, me dit-il, je me livre aux habitudes quand je n'y vois aucun 
danger ; mais je ne m'en Suis jamais fait Feselave ; il S'agitici de 'hon= 
neur de Julie, du destin, peut-e&tre de la vie d'un homme et de mon ami. 
Je boirai du punch Selon ma -coutume,-de peur de donner a V'entretien 
quelque air de preparation ; mais ce punch Sera de 1a limonade ; et, 
comme il s'abstient d'en boire, il ne s'en apercevra point. Ne Lrouves-tu 
Pas, ma chere, qu'on doit etre bien humilie d'avoir contracte des ha= 
bitudes qui forcent a de pareilles precautions ? 
Pai pass6 Ja nuit dans de grandes agitations qui n'etaient pas toutes 
pour lon compte. Des plaisirs innocents de notre premiere jeunesse, 1a 
douceur d'nne ancienne familiarite, la. Societe plus resserr&e encore 
depuis une annde entre lui et moi par la difficulte qu'il avait de te voir; 
tout portait dans mon äme lamertume, de cette SEparation. Je Sentais 
que j'allais perdre avec la moitie de toi-meme une partie de ma propre 
exiSlence. Je comptais les heures avec inquietude ; et voyant poindre le 
jour, je n'ai pas vu nailre Sans eſſroi celui qui devait decider de ton Sort. 
Nai passE-1a matinge 4 mediter mes discours et a reflechir Sur 1'im- 
presSion qu'ils pouvaient faire. Enfin 1 heure est venue, et j'ai vu entrer 
ton ami. 11 avait Fäir inquiet, et m'a demande precipitamment de tes 
nouvelles ; car, des le lendemain de ta Scene avee ton pere, i1 avait Su 
que tu etais malade, et milord Edouard lui avait eonfirme bier que 
N'Ctais pas Sortie de ton lit. Pour eviter la-dessus les details, je ui ai 
dit aussitdt que je 'avais laissce mieux bier au Soir, et j'ai ajoule qu'il 
en apprendrait dans un moment davantage par le retour de Hanz que je 
venais de envoyer. Ma precaulion n'a Servi de rien ; i1 m'a fail cent 
> 
 
 
 
 
questions Sur ton Etat; et &omme elles m'eloignaient de mon objet, j'ai 
au des reponses Succineles, et me suis mige 4 Je questionner a mo6n 
our. 
Nai commence par Sonder 1a Situation de Son esprit; je Pai trouve 
grave, methodique, et pret ä peser le Sentiment au poids de 1a raison. 
Gräces au ciel, ai-je dit en moi-meme, voila mon Sage bien prepare ; 
1] ne S'agit plus que de le mettre a 'epreuve. Quoique 'usage ordinaire 
Soit d'annoncer par degres les tristes nouvelles, 1a gonnaissance que 
Y'ai de 80n imagination fougueuse, qui, Sur un mot, porte tout a extreme, 
m'a determinege 4a Suivre une route contraire, et J'ai mieux aime Pacca- 
bler d'abord, pour lui menager des adöucissements, que de multiplier 
inutilement Ses douleurs, et les Ini donner mille fois pour une. Prenant 
done un ton plus Serieux, et le regardant fixement : Mon ami, Ini ai-je 
dit, connaisSez-vous les borpes du courage et de Ja vertu dans une äme 
forte? et croyez-vous que yenoncer 4 ce qu'on aime Soit un efiort au- 
dessus de Phumänite ? A Yinstant il s*est leve comme un furieux : puis 
frappant des mains et les portant 4- Son front ainsi jointes : Je yous 
entends, S'est-il &crie, Julie est morte! Julie est morte! a-t-il repete 
d'un ton qui m'a fait fremir : Je le Sens 4 vos Soins lrompeurs, 4 vos 
vains menagements qui ne font que rendre ma-mort plus lente et plus 
eruelle. 
Quoique effrayee .d'ün mouvement si Subit, j'en ai bientöt devine la 
cause, et J'ai d'abord congu comment les nouvelles de ta maladie, les 
moralites de milord Edouard, le rendez-vous de Ce matin, Ses questions 
Eludees, celles que je venais de lui faire, Vavaient pu jeter dans de 
ſausSes alarmes. Je voyais bien aussi quel parti je pouvais tirer de 50n 
erYeur en Py laissant quelques instants, mais je n'ai pu me resoudre 4a 
cette barbarie. L'idee de 1a mort de ce qu'on aime est si afſreuse, qu'il 
n'y en a point qui ne Soit douce 4 Ini Sübstituer, et je me Suis hätte 
de profiter de cet avantage. Peut-e&tre ne la verrez-vous plus, lui ai-je 
dit; mais elle vit et vous aime. Ah! si Julie etait morte, Claire aurait- 
elle quelque chose ä vous dire ? Rendez gräce au Ciel qui Sauve 4a volre 
infortune des maux dont il pourrait vous accabler. Il etait Si &tonne, 8i 
Saisi, Si Egare, qu'apres 1'avoir fait rasSeoir, j'ai eu le temps de lui d&- 
lailler par ordre tout ce gqiw'il fallait'qu'"il Süt; et j'ai fait yaloir de mon 
mieux les procedes de milord Edouard, afin de faire dans Son cwur 
honnete quelque diversion 4 1a douleur, pär le charme de la recon- 
naisSance. 
Voila, mon cher, ai-je Pourzuivi, Fetat acwel des choses. Julie e3t 
au bord de I'abime, prete a s'y voir accabler du deshonneur public, 
de l'indignation de 8a famille, des Violenees d'un pere emporte, et de 
Son propre desespoir. Le danger augmente incessamment : de la main 
de s0n pere ou de Ja Sienne, le poignard, a chaque instant de sa vie, 
est 4 deux doigts de Son ewur. Il reste un Seul moyen de prevenir Lous 
ces maux, et ce moyen depend de vous seul. Le Sort de votre amante 
est entre vos mains. Voyez Si vous avez le courage de la Sauver en vous 
eloignant delle, puisgue aussi bien il ne lui est plus permis de vous 
8 » I 
voir, Ou Si vous aimez mieux etre I'auteur et le temoin de s4 perte et 
de Son 0pprobre. Apres avoir tout ſait pour vous, elle va voir ce que 
volre eur peut faire pour elle. Bst-il etonnant que 8a Sante Succombe 
a Ses peines ? Vous Etes inquiet de sa vie : Sachez que vous en ctes 
VYarbitre. 
1 m'ecoutait Sans'm'interrompre ; mais, Sitdt qu'il a compris de quoi 
YU S'agisgait, Yai vu dispäaräitre ce geste anime, ce regard furieux, cet 
air elfrays, mais vif et bouillant, qu'il avait auparavant. Un voile Som- 
bre de tristesse et de consternation a couvert 80n visage ; Son ceil 
morne ef S4 contenance eſſacee annoncaient l'abattement de 500 cwur : 
a peine avait-il la force d'ouvrir 1a bouche pour me repondre. 11 faut 
partir, m'ä-t-il dit d'un ton qu'un autre aurait eru tranquille. H& bien! 
je partirai. N'ai-je'pas assez vecu ? Non, Sans doute, ai-je repris aussi- 
166; il faut vivre pour celle qui vous aime : avez-Vvous oublie que Ses 
jours dependent des vötres? 1 ne fallait donc pas les Separer, a-t-il ü 
l'instänt ajoute ; elle 'a pu, et le peut encore. J'ai feint de ne pas en- 
tendre ces derniers mots, et je cherchais a le ranimer par quelques 
esperances auxquelles 801 ämie demeurait fermee, quand Hanz est ren- 
we, et m'arapporte de bonnes nouvelles. Dans le moment de joie qu'il 
en a ressenti, il 8'est Eerie : Ah! qu'elle vive, qu'elle Soit heureuse... 
S'il est possible. Je ne veux que Iui faire mes derniers adieux... et je 
pars. Ignorez-vous, ai-je dit, qu'il ne lui est plus permis de vous voir? 
Helas ! vos adieux Sont faits, et vous etes deja SEpares. Volre Sort Sera 
moins cruel quand vous Serez plus loin d'elle ; vous aurez du moins Ie 
plaisir de V'avoir mise en Sürete. Fuyez des ce jour, des cet instant; 
eraignez qu'un si grand Sacrifice ne Soit trop tardif; tremblez de causer 
encore 84 perte apres vous tre dävous pour elle. Quoi! m'a-t-il dit 
avec une espece de ſureur, je partirais Sans Ja revoir ! Quoi! je ne 1a 
verrais plus ! Non, non : nous perirons tous deux, s'il le faut ; 1a mort, 
je le Sais bien, ne lui Sera point dure avec moi : mais je Ja verrai, quoi 
qu'il arrive; je laisSerai mon cour et ma vie a ges pieds, avant de 
m'arracher a-moi-meme. Il ne m'a pas ete diſfieile de Jui montrer 1a 
ſolie et la cruaute d'un pareil projet. Mais ce, quoi!'je ne la verrai 
plus! qui revenait Sans cesse d'un ton plus douloureux, Semblait cher- 
cher au moins des consolations pour 1'avenir. Pourquoi, Jui ai-je dit, 
vous figurer vos maux pires qu'ils ne S9nt? Pourquoi renoncer a des 
esperances que Julie elle-meme n'a pas perdues? Pensez-vous quelle 
pül 3e SEparer ainsi de vous, Si elle eroyait que ce füt pour toujours? 

	        

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Oeuvres Illustrées. Marescq et Compagnie, Libraires, 1852.
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