Full text: Pädagogische Revue - 14.1846 (Januar - December der 2. u. 3. Abt.) (7)

163 
posSibles , et c'est 14 ce qu'ils appellent: »eviter dans leurs avis un attachement 
aveugle au präsent , qui, fermant les yeux 8ur les hesoins nouveaut ou 8ur les 
abus ezxistants , fixerait Venseignement dans la routine et exclurait absolument le 
Progres ! « 
Grand Dieu! gi tel est le progres dans les conseils Supr6mes de 1'Universite, 
qu'est ce donc que la routine dans les autres? | 
Mais , apres tout, nier 16 mal, c'est la pire facon d'y remedier ; pour nous, 
plus desinieress6s que la Faculte de Paris, nous Saurons indiquer la plaie et 
montrer le remede. Or, nous n'y aurons pas beauooup de peine, car nous ne 
prendrons pas uniquement avis de nous - m&me. Nous nous defierions et on 8e 
defierait plus encore de notre propre Sentiment ; aussi ferons -nous appel a l'un 
des hommes les moins -Suspects en pareille matiere et dont 16 nom Seul est une 
autorite, Il S'est fait une juste reputation dans la Science ; il est membre de 
PInstitut, 11 a Souvent emis des doctrines totalement contraires aux doctrines 
catholiques, en particulier dans un certain memoire sur V'Eglise et VEtat qui est 
entach6 d'une rare hostilits et de beaucoup d'assertions aventureuses. Enfin , il 
est entre lui-meäeme dans Ja Haute - Commission des Etudes du Droit. Ces trois 
circonstances donneront ä Ses observations , et par Suite aux nötres, un poids 
considerable, 
Comme nous, M. Ed. Laboulaye s'est demande ou etait 16 yice de cet en- 
Seignement Si pauyre et si volontairement stationnaire. Est-ce le manque de 
professeurs ou de talent dans ces professeurs? Eh! mon Dieu non! Nous Ie 
voyons avec plaisir, au milieu de nos l6gitimes griefs. Il y a dans nos Facultes 
des jurisconsultes d'un incontestable merite, d'un d6vouement genereux, d'une 
erudition Solide. Le defaut est ailleurs, il est dans le sSysteme general de 1'Uni- 
versite , dans Vesprit de Vinstitution du monopole ; il est dans cette persuasion 
6troite qu'une Faculte est une C6cole preparatoire aux professions a diplömes, 
avec trois classes de Code civil. Il est encore, disons -Je hautement , dans 
Vabsence de toute independance pour Veleve comme pour le professeur. 
»Le vice radical, dit M. Ed. Laboulaye, c'est le regime de contraints et 
de Servitude, qui öte au professeur comme a T'etudiant toute liberte d'esprit et 
toute liberts d'action. Ce sySteme s8e resume en peu de mots: pour le professeur, 
cantonnement dans une chaire que le hasard et non 8a vocation lui attribue : 
obligation pour lui de passer toute 5a vie renferm6e dans un Seul et unique en- 
Seignement , quels que sSoient la nature de son genie , 1a direction de Ses etudes, 
Ie changemeut de ses idees. Pour Veleve, 6tudes forcees, C'est-ä- dire, obligation 
de voir exclusivement certaines matieres dans un ordre et dans un temps voulus; 
- examens räiteres qui Sont comme le contröle du regime adopte par le Gouverne- 
ment, et qui, destructifs de toute liberte, retirent a Yetude Son plus puissant 
ressort et contraignent les jeunes gens a n'apprendre que ce qu'il plait a V'Etat 
d'enseigner , dans Vordre exige par Etat, dans le temps fixe par TEtat, jour 
par jour, heure par heure , et Sans m6öme laisser 3 V'6ludiant la possibilite de 
choisir , entre divers professeurs , celui dont la methode ne Ile rebute pas.« 
Et comment M, Laboulaye est-il arrives a decouyrir ainsi- et a formuler si 
exactement le vice de nos Facultes , car ce qui est yrai du droit T'est aussi ä 
plusieurs egards des autres connaissances Superieures? Par Ila r&flexion Sur les 
vrais principes, dont, il V'ayoue avec une franchise qui lui fait honneur, Ile 
prejuge et 1Ihabitude l'avaient tenu longtemps eloigne; par la comparaison en-
	        

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.